TWINO Flexi franchit un cap symbolique : la plateforme recense déjà plus de 350 utilisateurs actifs, selon le CEO Nauris. Ces investisseurs utilisent le produit pour placer du capital à court terme, profitant d’une flexibilité que les placements traditionnels n’offrent pas. C’est un démarrage solide pour une fonctionnalité encore récente.
Bonne nouvelle si tu envisages de te lancer : une offre exclusive est disponible tout au long de juin 2026. En t’inscrivant via ce lien, tu obtiens un bonus de 10 EUR. Conditions à respecter : finaliser la vérification KYC et placer au minimum 1 EUR dans un titre ABS. La campagne court du 1er au 30 juin 2026, sans prolongation prévue.
Côté fonctionnalités, deux améliorations arrivent prochainement sur TWINO Flexi : une section de prévision des flux de trésorerie revue, et l’affichage quotidien des intérêts FLEXI accumulés. Des ajouts qui faciliteront le suivi de tes positions sans avoir à recalculer manuellement.
CCD-II — ce que chaque investisseur doit comprendre avant novembre 2026
La directive européenne sur le crédit aux consommateurs — la CCD-II — entre en vigueur le 20 novembre 2026. Elle durcit significativement les exigences en matière d’évaluation de la solvabilité des emprunteurs. Et ce n’est pas réservé aux banques — les établissements sans licence bancaire sont également concernés.
Ça paraît rassurant pour toi en tant qu’investisseur. Sauf que la réalité est plus complexe. La directive autorise des dérogations nationales — et c’est là que le bât blesse. Si les crédits dans lesquels tu investis via un prêteur non-bancaire relèvent d’une telle dérogation, le niveau de risque reste celui d’avant, sans les nouvelles exigences de vérification renforcée. Et peu de plateformes te le diront spontanément.
En Pologne, la situation ajoute une couche d’incertitude : l’autorité responsable de la mise en œuvre de CCD-II a été retirée du processus. TWINO, selon une lettre de son CEO, se prépare à plusieurs scénarios. À partir de novembre 2026, il faudra donc vérifier systématiquement si les crédits de ton portefeuille proviennent d’une zone d’exception ou s’ils ont subi une évaluation de solvabilité renforcée. Les crédits relevant des dérogations présentent un risque de défaut nettement plus élevé. KPMG Law propose un bon tour d’horizon sur l’implémentation de cette directive si tu veux approfondir.
Ventus, Nera Capital, Debitum : trois plateformes, trois trajectoires très différentes
Chez Ventus Energy, la situation reste bloquée. Le compte majeur Paysera demeure gelé. Ventus a contacté Paysera à plusieurs reprises — par écrit et par téléphone — et a finalement formulé une demande formelle avec délai de réponse. Paysera s’est engagé à répondre sous 3 jours ouvrés. Selon Ventus, les fonds n’ont été ni saisis ni prélevés. En parallèle, plusieurs nouveaux comptes bancaires ont été ouverts pour les sociétés opérationnelles : salaires, impôts et revenus du secteur énergie transitent désormais par ces comptes. L’activité principale n’est pas interrompue. Mais les dépôts et retraits restent suspendus pour les investisseurs, sans calendrier précis. L’échange d’informations avec la BaFin se poursuit, et un plan de remboursement pour les investisseurs allemands doit être soumis prochainement.
Nera Capital, principal prêteur sur Mintos en volume, traverse une crise plus profonde. Les paiements d’intérêts sur les Nera Notes sont suspendus depuis le 26 mars. L’audit de la Solicitors Regulation Authority (SRA) britannique, qui examine un groupe de cabinets juridiques à fort volume dans les réclamations consommateurs, bloque les flux financiers. Ces cabinets ont eux-mêmes cessé leurs paiements pour ne pas aggraver leur situation. La première grande échéance de remboursement du capital, due le 20 mai, n’a pas été honorée. Les remboursements suivants sont attendus avec retard.
Deux facteurs se cumulent ici :
- L’audit SRA bloque les entrées d’argent en temps réel.
- La durée réelle des dossiers dépasse les échéances initialement planifiées des notes.
Mintos mène des discussions actives mais ne garantit pas les remboursements dans ce contexte. Une résolution rapide paraît peu probable. Les mises à jour seront publiées au minimum toutes les deux semaines, même sans nouveauté majeure.
Debitum, lui, affiche un tout autre bilan. La plateforme a dépassé les 200 millions EUR de financements intermédiés — contre 100 millions en septembre 2024 — soit un doublement en 18 mois environ. Voici les chiffres clés à retenir :
| Indicateur | Données Debitum |
|---|---|
| Volume financé total | + 200 millions EUR |
| Intérêts versés aux investisseurs | 12,7 millions EUR |
| Investisseurs enregistrés | + 32 800 |
| Part d’investisseurs allemands | + 30 % |
| Assets listés depuis le démarrage | 6 287 |
Debitum opère sous licence MiFID II, supervisé par l’autorité financière lettone. Un cadre réglementaire solide, qui rassure de plus en plus d’investisseurs face aux turbulences du secteur. Les crédits Ukraine restent en souffrance — un point que la plateforme ne met pas en avant dans sa communication sur le taux de défaut à 0 %.

LANDE, PeerBerry et Triple Dragon — signaux positifs et mises au point
LANDE affiche le taux d’intérêt annuel moyen le plus élevé de 2026 pour avril : 13,96 %. La durée moyenne des prêts a diminué, ce qui permet une rotation plus express du capital et davantage d’opportunités de réinvestissement. Le taux de défaut global 2025 — incluant tous les projets en retard de plus de 90 jours — s’établit à 1,2 %. En Roumanie, avril a été le meilleur mois de ventes depuis le lancement, avec un premier projet de financement de machines agricoles signé avec l’un des plus grands revendeurs du pays. La Lettonie voit plusieurs dossiers litigieux de longue date se conclure, avec des récupérations complètes attendues en juin. Depuis le début, 4,77 millions EUR d’intérêts ont été versés aux investisseurs.
Chez PeerBerry, les investisseurs ont financé 35,63 millions EUR de crédits en mai 2026, soit une hausse de 35 % par rapport au mois précédent. Le portefeuille total atteint un record à 126,56 millions EUR. La plateforme accueille un nouveau partenaire australien, Credit365 AU, et a distribué 960 831 EUR d’intérêts en mai.
Enfin, Triple Dragon Funding a tenu à clarifier sa situation : le cofondateur Pieter van der Pijl a précisé que la société n’a aucun lien capitalistique avec Ventus Energy. Le seul point commun est l’utilisation de White Label Solutions comme prestataire technique. La structure juridique est différente : les investisseurs n’accordent pas de prêts directs à Triple Dragon Funding SARL, mais investissent via des titres adossés à des crédits sous-jacents. La limite de 149 investisseurs par pays de l’UE s’applique, et une licence de crowdfunding est en cours d’obtention.
